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Principes du Web sémantique
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- Sur le web sémantique effectif ...
1. Tout objet du web possède une étiquette.
2. Toute étiquette est lisible par les agents logiciels et par les êtres humains.
3. Toute étiquette représente fidèlement l'objet.
4. Toute étiquette est disposée dans un espace commun de lisibilité ;
espace explorable virtuellement par l'ensemble des humains et des agents logiciels ;
la sélection de l'étiquette rend accessible l'objet en tant que ressource.
- Exemple d'étiquette pour cette page "Principes du Web sémantique"
- <objet-web><représenté par><étiquette-web>
- <étiquette-web><interprétable par><internaute>
- <étiquette-web><interprétable par><agent logiciel>
- <étiquette-web><exigence de représentativité de><objet-web>
- <espace-référentiel><organise toutes les><étiquette-web>
- <espace-référentiel><interprétable par><internaute>
- <espace-référentiel><interprétable par><agent logiciel>
- <étiquette-web-référencée><lien vers><ressource pertinente>
- Ici s'interrompt déjà cette formulation des principes du web sémantique et s'ouvre le vaste champ de recherches sur leur mise en oeuvre.
- Ainsi le web sémantique étant embryonnaire, cette étiquette n'est pas valide dès sa création puisqu'elle n'est pas aussi lisible informatiquement qu'elle l'est relativement pour l'humain. Autrement dit il n'est pas possible en l'état d'interpréter et organiser rationnellement un ensemble d'étiquettes de cette forme. Elle est par exemple inutile pour le moment parce qu'aucun outil ne permet de la confronter à tout autre étiquette concernant le même sujet (in english of course !). Ce n'est pas sémantique !
- Enfin le problème est posé dans ses bases ; il se décompose en une multitude de questions d'ordre divers ; une bonne part d'entre-elles pouvant cependant trouver à moyen terme des solutions par l'élaboration d'une informatique spécifique.
- La vocation du site de la communauté du web sémantique est d'expliciter les difficultés et de fournir le meilleur état des démarches initiées pour les résoudre.
Quelques observations ou précisions !
- a. Les initiés ne parlent pas d'étiquette, mais de méta-données (information sur l'information). Le terme étiquette a pour lui la simplicité et aussi l'idée qu'il n'induit pas une forme déterminée comme le terme méta-donnée (verbale, statique, humainement signée...). L'étiquette dans cette conception désigne toute possibilité pratique d'intégrer une représentation pertinente d'une ressource au sein d'un espace planétaire dédié à la compilation de ces représentations.
- b. Par objet, il faut comprendre un média (image, son, vidéo), une page web ; une ensemble de page ; des données plus ou moins structurées ; un lien ; un site ; un service, voire à long terme un artefact d'internaute...
- b. Les rapports de l'objet et de son étiquettage sont a priori complexes. Il n'est pas dit ci-dessus que l'étiquette est incluse dans l'objet ; qu'elle est humainement lisible ; ni comment elle est conçue (langage, modalité, actualisation, etc) ; etc.
- c. Un document informel comme une page html ordinaire et un document très structuré n'auront évidemment pas le même type d'étiquette. Ainsi on peut concevoir ou considérer un document très structuré (XML) comme une étiquette valide en lui-même, le reste du système étant apte à la formaliser avant son intégration à l'espace-référentiel.
- d. (Complément du point a). La tâche et la responsabilité d'étiquettage se répartit de façon infiniment variable entre le concepteur de la ressource et le domaine dédié du web. Appuyé l'un et l'autre sur le pouvoir objectivant de l'informatique, le créateur et le gestionnaire de l'espace-référentiel font chacun un pas l'un vers l'autre pour la réalisation de l'étiquette.
Schéma proposé à la communauté par--
HerveTigier Février 2004.
Pour une approche élargie...
Le Web sémantique ne se résume pas au stéréotypage par étiquettes, métas donnés, etc., des ressources. Cette approche, quoi que nécessaire, est une approche dans l'absolu... Or, l'esprit humain est plus à l'aise dans les approches relatives, contextuel : les associations d'idées, les spécialisations, les généralisations, etc.
Autrement dit, la sémantique d'une ressource n'est pas seulement liée à elle-même, mais aussi à l'observateur qui y accède. C'est pourquoi, il est également nécessaire d'utiliser un outil qui permette de séparer la ressource d'une partie de sa(ses) sémantique(s); une sorte d'interface qui puisse projeter, pas à pas, les concepts d'origines de l'observateur vers ceux de la ressource.
Dans ce sens, le Web sémantique doit non seulement s'appuyer sur la structure des ressources (dans la mesure où elle est porteuse de sens), mais également sur les liens sémantiques externes qui existent entre elles (de tels liens étant eux-mêmes des ressources). Et pour anticiper, une telle approche est possible au vu des technologies actuelles. Pour exemple, les technologies XML s'y prêtent bien, proposant non seulement, par sa forme, des outils de structuration sémantique efficace, mais également des (sous) langages d'expressions des liens, tel que XLink (qui permet entre autre une externalisation des liens des ressources avec une notion de sens).
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CraoWiki:ValdoTschantre (interwiki) 6 février 2004.
- Merci pour ce point de vue en deux volets !
- Je comprends que l'ultra-simplicité du terme étiquette induise un rejet en bloc de ma proposition. C'est le risque de la concision et des notions très ouvertes en dépit de leurs étiquettes (!).
J'ai essayé dans d'autres pages de faire le tour des questions théoriques touchant le web sémantique selon moi. Ici, il s'agit de s'entendre sur un principe pour autant que cela ait un sens !
- Vous proposez de séparer la ressource de "sa sémantique" : c'est exactement le rôle clé de l'étiquette qui est un ambassadeur de la ressource ..., cette séparation peut prendre toutes les formes souhaitables...
- Concernant le respect du fonctionnement analogique humain, j'en suis très soucieux : voir mon idée de "clause ergonomique" dans Proposition de définition !. Mais cela ne rentre pas dans le cadre de principes conceptuels. Mais enfin l'espace-référentiel est tout-à-fait apte en théorie à toutes les explorations proche des intelligences humaines !
- Le second volet met en avant les liens inter-ressources. Donc, une sorte de transversalité par rapport à mon "approche" vertical et fonctionnelle. Je crois qu'il suffit d'en rester au premier point : "Tout objet du web ..." ... qu'est-ce qui empêche alors de considérer si besoin tout lien un peu pertinent comme un objet (une ressource comme vous le dites vous-mêmes) et donc de lui dédier une étiquette (si d'ailleurs ce lien n'avait pu être pris en compte dans les paramètres de l'étiquette de la ressource elle-même). Google ne fait d'ailleurs pas autre chose en dénombrant les liens entrant et les liens sortant.
- J'ajoute donc maintenant le mot lien dans les exemples d'objet donnés dans les commentaires. --HerveTigier